J'aurais pu l'attrapper quand tu m'a tendu la main
J'aurais pu m'en sortir et revenir de loin
J'aurais du t'écouer au lieu de trop rêver
Et peux être travailler au lieu de trop flaner
A Pékin, avec toi, j'aurais aimer trainer
De cafés en vitrines on se serait aimés
Et la main dans les yeux on serait devenus
Immortels, incruels... Je sais, on aurais pu

Mais je ne suis pas stable
Je t'aime un jour, pas pour toujours
Mon coeur est trop bancal
Pour y receuillir l'amour

Alors je t'écris ce mot tremblant de Paris
Je suis resté [si seul et toi tu est partie
Avec ma joie et mes sacrées colères
Avec un autre brun pour le bout d'la terre
Et la cité interdite vous a adoptés
Plus jamais je ne te reverais m'aimer
Alors je pleure sur cette unique photo
J'ai perdu mon ciel, mon alter égo...

Car je ne suis pas stable
Je t'aime un jour, pas pour toujours
Mon coeur est trop bancal
Pour y receuillir l'amour


Mais j'arreterais l'amour quand l'amour m'arettera
Je quiterais le jour quand il se lassera de moi

# Posté le vendredi 30 mai 2008 21:48

Modifié le vendredi 10 octobre 2008 10:40



Je voudrais un avion pour survoler la terre
Qu'il devienne ma maison belle vue sur l'univers
Vers ailleurs la direction sans aucun goût amer
Et soleil pour seule saison, j'embrasserais la mer

Je voudrais un drapeau pour parler aux canons
Et les mots de Rousseau pour en faire une chanson
Je voudrais un pinceau pour peindre des citations
Et des sourires moins faux, des rires à l'unisson

J'aurais jamais souhaité te voir trembler de froid
Sous ce pont, désemparé de ce que tu n'as pas
Gagner la liberté en la touchant du doigt
Je t'ai trouvé beauté mais tellemment peu de joie

# Posté le dimanche 08 juin 2008 05:15

Modifié le vendredi 10 octobre 2008 10:40




Comment vivre heureux quand on a un coeur qui s'appelle Automne ? On y mets des tuteurs pour tenter d'en redersser la joie. Mais non, rien à faire. Comme une feuille morte, le mien craque sous vos pas qui l'écrasent. Pourtant il essaye de se redresser mais il se rends compte que ses efforts sont vains. Il y a toujours un promeneur qui viens lui marcher dessus et qui ne manque pas de le pietiner. Alors, abimé, il se contente de gémir au plus profond de la terre. Il se dit qu'apres tout c'est peux être sa place et qu'a trop essayer de remonter sur sa branche il ne se casse que mieux la figure... Comme le coeur de mon coeur, ce message touche à sa fin... Comme cette feuille morte et décomposée de toute vie, il s'eteint. Apres s'etre manifesté il retourne d'ou il viens.

Conçu par l'abbandon, par la désillusion et privé de clarté... Ce n'est pas un adieu mais un souffle d'incertitude et de rage.



Texte & Photographie : Benjamin Toumelin - WriteTheLife (touts droits réservés)

# Posté le mercredi 18 juin 2008 21:09

Modifié le vendredi 10 octobre 2008 10:40

Vous avez déja commandé un Coca Cola ou toute autre boisson que le serveur vous sert avec un verre ? Moi j'ai remarqué quelque chose en observant les gens. La théorie du buveur économe. C'est le mec qui va vider la bouteille dans son verre en 5 ou 6 fois. Il commence par en mettre l'équivalent de 3 à 4 gorgées puis renouvelle la chose dès que son verre est vide. J'comprend pas... Le mec en fait, il veux penser qu'il lui en reste encore plein à boire, alors que c'est exactement comme si il agissait normalement. mais il se sent mieux comme ça... Eh bien croyez moi si vous voulez mais j'ai fait l'enquete sur des gens que je connais bien et les "buveurs économes" sont des individus qui se ressemblent sur d'autres points. Des gens très pointilleux, qui font toujours attention à tout. Qui ont un mode de vie bien droit. Des maniaques quoi, ceux qui savent ou la vie les conduira... Moralité : Si tu ne vide pas ton Coca Cola d'un coup dans ton verre, tu devrais pas tarder à faire de la politique ! :)

(Ben quoi ? J'ai pas le droit d'ajouter une pointe d'humour parfois ?)

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 19:33

Modifié le vendredi 10 octobre 2008 10:39


Nous sommes le 23 Avril 2013,


La dégaine de Gavroche, il se reveille en sursaut alongé sur le canapé. La vue floue due à trop de fatigue deviens de plus en plus nette, il apperçoit alors son chat, lui reniflant le nez. Il se savait fatigué, mais au point de s'endormir ainsi... Il ne comprends pas comment il a fait pour à ce point embrasser la décadence... Entre ses doigts, une feuille de papier un peu froissée sur laquelle il est inscrit ces quelques vers :

"Comme un marin quitte la terre, je ne vous regarde plus
Comme un appel à la lumière, je tourne une page de crues
Comme un enfant sans parents, de larmes je mouille mes draps
Comme un futur sans néant, je recherche les astres de la foi"


Il ris le poète incompétant qui est en lui apres avoir fixé quelques minutes le mur de ses yeux épuisés. Il décide de se lever pour aller se faire un peu de café. Son studio est un vrai bordel, un peu comme sa vie d'ailleurs. Pour marcher il faut enjamber les assietes sales empilées à même le sol dans lequelles fument des mégots de cigarettes dont les braises peinent à s'éteindre. On ne vois plus la couleur du bois de la table basse tellement les bières, les cendriers et les paquets de bonbons couvrent sa surface. Il y a une odeure indescriptible, une odeure de sexe et de tabac froid. Quelques taches de sperme sur le parquet et des dixaines de capotes usagées dans le gros sac plastique qui lui sert de poubelle, acroché à la poignée de la porte des chiottes. Alors il est là, devant la machine à café, torse nu comme à son habitude. Il s'allume une cigarette et ouvre la fenettre. Pas pour aérer non. Juste pour se donner une idée de l'heure. Au coin de la rue d'en bas, le buraliste viens d'ouvrir, il est donc environ 15h30. Parce que chez ce jeune homme à l'allure rêveuse, il n'y a pas de pendules, aucun moyen d'avoir l'heure. Il pense que c'est mieux ainsi, qu'on se sent plus libre. C'est un poète raté et il en est conscient. Autrefois il a écrit des choses pas mal mais sur Internet, le succès lui est vite monté à la tête et il n'a plus jamais dessiné les mots pareillement. Il sait tout ça. Il sait aussi que la musique lui a refermé ses portes car il ne s'est pas suffisament investi. Mais il ne vois pas sa vie autrement. Certe sa belle façon d'interpréter les mots est foutue mais sa tête à toujours les mêmes pensées. Alors il flane chez lui à tenter de retrouver une inspiration qu'il ne retrouvera jamais. Vivant de petits boulots ininteressants pour pouvoir payer le loyer chaque mois...
Nous sommes le 23 Avril 2013.
Il s'appelle Benjamin, il a 26 ans. Ses rêves l'on bouffé, sa vie est foutue. Stop.

# Posté le lundi 07 juillet 2008 22:00

Modifié le vendredi 10 octobre 2008 10:39