Ses ailes dorées tournent sans fin, pour les touristes émerveillés
Mais nous on sait pas où on va, un peu perdus un peu tordus
On sait même pas si on a l'choix, un peu bossus et grave déchus
De la Concorde à Stalingrad, le tout Paris est sous nos pieds
Et puis nos âmes qui se dégradent, on arrive même plus à s'aimer
Je crois que c'est le vent qui pousse, nos corps de bistrots en bistrots
Tu vois ma bière comment elle mousse, je crois qu'il m'en a servi trop
D'Aubergenville à Vélizy, la distance nous laisse à marcher
Pour ensemble aller voir Paris, et recréer les contes de fées...
...Oubliés
Tes beaux yeux dansent avec les miens, nos regards se fixent et se fuient
Serait-ce la honte des lendemains, car en plein milieu de Paris
Nous on ne fait que s'embêter, souvent on se cherche des poux
Rien d'autre à faire qu'à s'aimer crois-tu que les autres sont jaloux ?
Nos converses on les a usées d' Aubergenville à Vélizy
Et c'est nos coeurs qui sont rouillés, de cette course plus qu'infinie
Poura-t-on jamais faire cette trève ? Tu sais, même qu'on se reposera
Même que collé à ta sève, Personne ne me retrouvera
D'Aubergenville à Vélizy, la distance nous laisse à marcher
Pour ensemble aller voir Paris, et recréer les contes de fées...
...Oubliés
Et tourne encore le vieux moulin, et brille toujours la Tour Eiffel
Et regarde tous mes vieux copains, et Carlos prépare ses cocktails
Car y'a qu'au Montbauron, tu vois, que mes pieds partent pour revenir
Je crois qu'il n'y a que là bas, que je reviendrais pour mourir



