Nous voilà devant ce moulin Il est rouge, mon Dieu qu'il est laid
Ses ailes dorées tournent sans fin, pour les touristes émerveillés
Mais nous on sait pas où on va, un peu perdus un peu tordus
On sait même pas si on a l'choix, un peu bossus et grave déchus
De la Concorde à Stalingrad, le tout Paris est sous nos pieds
Et puis nos âmes qui se dégradent, on arrive même plus à s'aimer
Je crois que c'est le vent qui pousse, nos corps de bistrots en bistrots
Tu vois ma bière comment elle mousse, je crois qu'il m'en a servi trop

D'Aubergenville à Vélizy, la distance nous laisse à marcher
Pour ensemble aller voir Paris, et recréer les contes de fées...
...Oubliés

Tes beaux yeux dansent avec les miens, nos regards se fixent et se fuient
Serait-ce la honte des lendemains, car en plein milieu de Paris
Nous on ne fait que s'embêter, souvent on se cherche des poux
Rien d'autre à faire qu'à s'aimer crois-tu que les autres sont jaloux ?
Nos converses on les a usées d' Aubergenville à Vélizy
Et c'est nos coeurs qui sont rouillés, de cette course plus qu'infinie
Poura-t-on jamais faire cette trève ? Tu sais, même qu'on se reposera
Même que collé à ta sève, Personne ne me retrouvera

D'Aubergenville à Vélizy, la distance nous laisse à marcher
Pour ensemble aller voir Paris, et recréer les contes de fées...
...Oubliés

Et tourne encore le vieux moulin, et brille toujours la Tour Eiffel
Et regarde tous mes vieux copains, et Carlos prépare ses cocktails
Car y'a qu'au Montbauron, tu vois, que mes pieds partent pour revenir
Je crois qu'il n'y a que là bas, que je reviendrais pour mourir



Texte & Photographie : Benjamin Toumelin - WriteTheLife (touts droits réservés)

# Posté le mardi 18 mars 2008 16:17

Modifié le jeudi 09 octobre 2008 15:26




Je t'en prie, lis moi. lmprègne-toi de ce que tu sais et que tu oublies si souvent. Laisse moi te faire redécouvrir le sens même du mot Vie. Elle nous a été offerte comme un présent à consumer, une belle histoire à écrire. Sans interdit. Comme une oeuvre classique bercée de violons et de piano sur un air mélodieux, entrainant pleins de particules d'espoirs. Comme la Partie 2 du Thème II de Damien Saez, tu entends ? Nous devions écrire les notes au fil de nos rêves. Mélanger les couleurs de la partition qui aurais dû puer de fraicheur... Les yeux fermés, un sourire au coin des lèvres, nous aurions dû pleurer d'amour. Fondre en larmes en criant sa joie... Mais j'ai compris n'est-ce pas... Si nos vies étaient des symphonies, j'aurais suggérer au compositeur de changer de métier. Nos âmes errent dans le froid et je sais pourquoi. Tout ça à cause de ces putains de clotures que l'homme a mis volontairement sur sa route. Le mariage, par exemple. Jurer avec Dieu pour témoin qu'on aimera tel être dans le meilleur comme dans le pire, et ce jusqu'à la mort. Alors se sont formés des couples de silences, de soufrances, d'adultères. Souffrir sans baisser la tête. Se faire baiser par nos promesses. Se voir éduquer ses jolis enfants dans une maison familliale. En bon chefs de famille avec nos impôts. Notre chèque chaque mois et les vacances à la montagne en hiver. Et loin de nos chagrins, nous pensons être des hommes. Nous sommes des cons, tous menotés de notre plein gré à notre terre qui tourne. Nous avons voulu fonder une société sans défaut... Cédez le passage. Interdit de stationner... Prends moi pour un con si tu veux.Je m'en branle. Ouvre les yeux. On n'est pas libres mais c'est un peu de notre faute. Parce qu'il faut respecter les traditions. Parce qu'un homme classique vit ainsi... Mais bordel de merde... C'est dingue... Y'a pas de guide de la vie, mais des codes pour mieux se tapper un game over. Un beau cerceuil pour à tout jamais nous cloturer une dernière fois.

Para la vida si el Dios quiere...



Texte & Photographie : Benjamin Toumelin - WriteTheLife (touts droits réservés)

# Posté le lundi 24 mars 2008 22:22

Modifié le jeudi 09 octobre 2008 15:26




Vois-tu mon fils, cette terre, c'est celle de tes ancêtres
Drôles de fous toujours en quête de conquêtes
Païens mangeurs de chrétiens, moins que rien
Rien, rien, rien à faire de ce que pensent les gens biens
Ils étaient barbares, dansaient sur les feux
N'avaient qu'une envie, tuer au nom d'un Dieu
Qu'ils n'ont jamais trouvé, qu'ils n'ont même pas cherché
Fumaient un calumet mais jamais de la paix

Ils rêvaient de bâtir les cauchemars que tu fais
Au c½ur de leur empire régnait l'humanité
On les croyaient puérils, pourtant ils ont créé
La haine et les victoires, la vengeance dans l'espoir

Quelques siècles plus tard, toujours mêmes barbares
Installés au pouvoir, rois de la mare aux connards
Perdus dans des lois qu' ils votent pour passer le temps
Ils rêvent de jours en nuits d'être toujours plus grands
Ils gouvernent, ils enferment, dans la boue ils nous traînent
Ils se lèchent les bottes, marchent après la carotte,
Comme des ânes malicieux, comme de cruels Dieux ils peinent
Comme d'invincibles gueux ils traînent...

Leur présent c'est bâtir les cauchemars que tu fais
Au c½ur de leur empire règne la cruauté
Nous on les croit puérils, pourtant ils ont géré
Tout l'administratif, et puis la liberté

Entends tu mon fils les siècles qui nous fuient ?
Toujours tant de coupables, et si peu de Gandhi
Un peu plus de bandits, pour une centaine d'euros
Prêts à casser notre sphère en dix milles morceaux


Au c½ur de leur empire... Je n'suis pas un héros.

# Posté le vendredi 02 mai 2008 06:09

Modifié le vendredi 10 octobre 2008 10:42




Je les vois passer, eux les grands et puissants avec leurs belles écharpes, leurs manteaux élégants. Ils ne me regardent pas, je vois bien que j'vaux rien. Moi je pue le dehors, le mal soigné, le morceau de pain. Je marche vite suivant leurs pas, les pieds nus je vais ici et la. Je prends le métro, avec le temps j'ai bien appris à faire le beau... Je dors dans de la boue quand eux ils ont leurs draps. Ils ne se doutent pas, que sous leurs fenetres j'ai froid. Non eux ils ne savent pas que je pleure sous ma barbe, ou alors ils s'en moquent, c'est probable qu' ils s'en moquent...

Alors dans mon demi sommeil je repense à Maman. J' voudrais bien la rejoindre, là haut je suis sûr il fait chaud
Et les autres te regardent quand tu pleures dans ton coin, si simplement je m'en allait, tuer cette vie de moins que rien, renier ma vie de clandestin, poser bagages à tout jamais et me coucher dans du velours, du coton ou de l'amour. Il existe ce pays putain... Maman va venir me chercher, dans de la boue, plus jamais je ne dormirai.

# Posté le lundi 19 mai 2008 11:51

Modifié le vendredi 10 octobre 2008 10:42

Enchainée à ce lit je sais ce que tu attends
Entourée de draps brûlants, c'est ma main que tu sens
Les pulssions t'envaissent, mes doigts tombent au précipice
Et d'envie, tu transpire. Tu cherche la clef de mon empire
Je t'embrasse et te cambre pour mieux que tu me plaise
Tu me laisse faire avec folie pour mieux que je te baise
Je m'abandonne entre tes reins, je tatonne et caresse ton sein
La cadence est des plus passionnée, et toi tu vomis tes baisers
Tes râles, tu ne les retiens plus et ton lit grince de plus en plus
Oubliant tes parents qui dorment à côté. Tu est l'adolecente mal baisée
Alors de temps en temps tu m'appelle... Je t'offre un instant, un duel
Tu a quinze ans, j'en ai quarante. Et tu sais comme je suis cruel...

# Posté le lundi 26 mai 2008 23:28

Modifié le vendredi 10 octobre 2008 10:41